dimanche 22 novembre 2009

Prélude au blog


Ceci est une sorte d’introduction aux nombreux articles que je compte publier sur le net. Lecture.

Durant ces dix dernières années, j’ai connu de nombreuses expériences, bonnes comme mauvaises, que je vais essayer de relater progressivement sous une forme anecdotique. Sait-on jamais si ces témoignages pourront remonter le moral ou redonner espoir à des personnes qui vivent une situation similaire. Au fond, je serai très heureux d’entendre ces braves gens s’exclamer : « Tiens, voilà quelqu’un qui supporte admirablement son mal. Ça veut dire que je ne suis pas le seul ! Autant garder espoir que désespérer ! ». Cela me ferait très plaisir.

C’est dire que mes témoignages ne seront pas unes sorte plaintes voilées. Se plaindre n’est pas dans nos vieilles coutumes africaines qui enseignent généralement l’endurance et le courage : on endure sans se plaindre, mais on lutte pour s’en sortir. Cela n’a rien à voir avec ses complaintes et litanies quotidiennes de bon nombre de mes congénères. Non, je ne me plains pas, je ne prend personne pour responsable de ce qui m’arrive ; je me libère tout simplement de mes ennuis. Car, raconter mes propres misères ou celles qui m’environnent, c’est pour moi, une manière de les exorciser et d’en tirer des leçons afin de me projeter dans l’avenir.

Mon objectif est de faire connaître aux autres certaines réalités dans le monde d’où je viens. Et Dieu sait qu’ils sont nombreux ceux qui son avide de découvrir d’autres ondes et ceux qui aimeraient recueillir des témoignages écrits par des personnes qui ont vécu directement ce qu’elles racontent, non des témoignages souvent falsifiés qui proviennent des médias. Les fidèles de Karl Marx me comprendront peut-être, pas ceux du monde capitaliste. Car je ne fais pas que raconter des faits : à travers mes récits s’exprimeront les voix des milliers de pauvres gens qui ne demandent qu’à vivre tranquilles avec leur minimum quotidien, mais qui se voient spolié des seuls droits et libertés dont ils ont besoin pour vivre.

Enfin, je ne suis ni activiste, ni propagandiste, ni quelques autres termes qu’on pourrait employer pour étiqueter les personnes foncièrement subversives ou de tempérament violent. Parce que je n’ai rien contre personne. Seulement, j’estime que j’ai le droit d’exprimer mes pensées. Tout comme je reconnais à chacun le droit d’exprime librement les siennes, tout en respectant la personne humaine.

Vous excuserez mon ivoirisme - si j’emploie souvent le parler ivoirien. C’est bien logique. N’ai-je pas prévenu au départ que je parlerai beaucoup plus des faits de société ? Et on ne peut vraiment pas décrire la vie en Côte d’Ivoire en général et celle dans nos quartiers populaires en particulier, sans employer au moins une fois la langue locale. Ce serait travestir la vérité et se compliquer davantage la tâche. Car cette langue, bonne ou mauvaise, fait partie de notre quotidien et lui donne un cachet particulier. Il n’y a qu’à lire les journaux locaux pour s’en rendre compte. Malgré leur maîtrise de la langue de Molière, beaucoup de journalises ou même des écrivains, ne peuvent s’empêcher d’employer quelquefois des mots tirés directement du dictionnaire ivoirien. Ceci dans le but de mieux atteindre leur principale cible : la masse.

A bientôt si Dieu le veut.

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