Toujours les mêmes rengaines
Pourtant peu de gens sensibles
Le Sida continue ses peines
Toujours les mêmes ravages
Pourtant peu de prudence possible
Le Sida continue son passage
Toujours les mêmes mentalités
Pourtant que de pertes visibles
Le Sida continue de décimer.
Désespérément, nous clamons,
Sans cesse, à cor et à cri prudence
Mais nos voix semblent puériles
Désespérément, nous proclamons
Des tas de discours d’abstinence
Mais nos mots semblent stériles
Désespérément, nous écrivons
Pour faire prendre conscience
Mais nos lettres semblent inutiles.
Presque pas d’oreilles pour entendre
Ni de conscience pour comprendre
Tous, presque tous sont insouciants !
Sait-on pourtant que nous autres
Lucides souffrons le calvaire
Aussi bien que tous les patients ?
Oui, frères, vos actes nous minent
Votre déchéance nous domine
Vous faites du Sida le plus fort
Fuyez, fuyez, fuyez la déchéance
En choisissant de l’abstinence
Cessez, cessez de nourrir la mort !
mercredi 9 décembre 2009
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